RESTAURER LA CONFIANCE ENTRE LES ENTREPRISES ET LES CHERCHEURS D’EMPLOI

 

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Au-delà des considérations sur le coût du travail en France ou la crise économique, j’ai constaté qu’un certain nombre de freins de la part des chefs d’entreprise, comme des personnes en recherche d’emploi limitaient la fluidité des embauches. Ces préjugés, mauvaises habitudes ou ressentis négatifs, ont un effet dévastateur sur la relation entreprise-futur salarié. Il me semble que plus de communication et une meilleure compréhension des enjeux de chaque partie suffirait à susciter plus de mariages.

 

Les demandeurs d’emploi ont vraiment envie de travailler

 

Je ne connais pas de chômeur satisfait de sa situation. Par contre, je connais des personnes qui ont vécu des situations de travail difficile ou des licenciements traumatisants et qui ont perdu confiance en l’entreprise. Elles se montrent méfiantes à l’excès et ont perdu toute envie d’y retourner. Dans ces conditions, leur recherche d’emploi est catastrophique car elles ne sont pas capables de montrer la motivation tant attendue par les recruteurs et ce regard pessimiste ne fait que les installer dans leur chômage. Mais toutes les entreprises ne se ressemblent pas. Alors, pourquoi ne pas étudier chaque offre d’emploi comme l’opportunité d’un épanouissement, pourquoi ne pas en voir les avantages plutôt que d’imaginer le pire et faire de nouveau confiance ?

 

Les chefs d’entreprises se soucient de leurs salariés

 

Je ne connais pas de chef d’entreprise qui s’enrichisse du travail de ses salariés et profite de leur investissement. Par contre je connais des patrons de PME qui ont créé leur affaire, l’ont repris ou en ont hérité, ont beaucoup travaillé. Leur société est leur bébé (et oui 99.8% des entreprises en France sont des PME !). Alors, quand ils la défendent bec et ongle, quand ils se sentent menacés, qu’ils se mettent à redouter que leurs employés leur nuisent et les entrainent vers la faillite, ils se mettent à penser que les salariés sont des ennemis. Les relations professionnelles en deviennent compliquées. Alors, pourquoi ne pas voir les salariés comme des partenaires et leur donner la confiance dont ils ont besoin pour se sentir reconnus, estimés et s’investir totalement dans leur emploi ?

 

Plus de confiance, moins de chômage

 

Aujourd’hui le nombre de demandeurs d’emploi est au plus haut tandis que des entreprises ne trouvent pas les compétences qui leur font défaut…

 

Des entrepreneurs prétendent que les demandeurs d’emploi n’ont pas les qualifications requises alors que tout le monde est capable d’apprendre et qu’il n’est pas de meilleure formation que celle de l’entreprise (la plupart des dirigeants se plaignent de l’inadéquation du contenu des formations académiques avec la réalité des entreprises). Alors, entreprises, il est temps de recruter des potentiels et non des diplômes ou des expériences !

Par exemple, cette année, notre cabinet a été à l’origine du recrutement en CDI de deux quadragénaires en reconversion pour le secteur immobilier, secteur qui souffre d’une pénurie de main d’œuvre. Pour notre client, nous avons recherché des personnes intéressées par le métier et nous avons évalué leurs qualités de contact, leur capacité à intégrer des compétences commerciales et leur motivation pour le domaine. Actuellement, ces nouveaux consultants en immobilier en formation interne ont déjà trouvé leurs premiers clients. Ils sont ravis de leur reconversion professionnelle et leur nouvel employeur en est totalement satisfait.

 

Je constate également lors des recrutements qui me sont confiés par mes clients que bon nombre de demandeurs d’emploi commettent des erreurs et maladresses rédhibitoires et ont une méconnaissance du marché de l’emploi qui ne leur permet pas de se positionner sur les bons métiers et de faire valoir leurs compétences. Ne serait-il pas temps de mettre du professionnalisme dans la recherche d’emploi ? Chez Acérola Carrière nous avons mis en place des ateliers qui permettent aux candidats à l’embauche de comprendre les attentes des recruteurs et d’être plus efficaces. Nous aidons également une soixantaine de personnes par an à définir un projet professionnel réaliste et à le mettre en œuvre au travers du bilan de compétences.

 

Parce que l’emploi est un sujet majeur dans notre société actuelle, nous souhaitons aider toujours plus de dirigeants à faire évoluer leur approche du recrutement et de candidats à acquérir les bonnes méthodes. C’est juste la petite pierre que nous apportons à la baisse du chômage !

 

Sandrine Beaulieu

Acérola Carrière